IV Un qui attend une chambrière empêchée HERMOTIME À ARISTARQUE Hier au soir, comme j’ai de coutume, en une venelle j’appelais Doris avec un sifflet. Elle, mettant la tête à la fenêtre, commence à paraître ainsi qu’une vive étoile, et à voix bassette : « J’ai entendu, dit-elle, mon cœur, le signal accordé, mais je ne sais comment descendre. Mon maître est ici. D’ailleurs, mon mignon, je ne daignerai descendre pour te voir seulement par rencontre et par manière d’acquit. Attends un peu, j’irai tantôt plus commodément et payerai les arrérages de ce délai par un plus long plaisir. Pour Dieu, aie patience et ne te décourage point pour ce soir. Ne te défie de l’amour qui me serre le cœur et ne m’allume déjà un plus grand feu en l’âme. » Par ces paroles me donnant courage, et me consolant, et


