Samedi 9 décembre 2006 Mylène rêva, comme chaque matin, à l’extrême frontière du royaume de la nuit, d’une cité mystérieuse entourée de fortifications en ruines, sur lesquelles déambulaient des promeneurs aux vêtements d’un autre temps, d’un monument qui ressemblait étrangement à l’abbatiale Saint-Saulve. Elle marchait à pas lents au milieu de belles dames en robes du dimanche et chapeaux à fleurs, de messieurs élégants et distingués aux chefs couverts de melons ou de hauts-de-forme. Elle suivit la procession jusqu’au porche d’une église surmonté de statues décapitées et de gargouilles aux visages grimaçants. Elle entra et avança seule le long de l’allée centrale. Les paroissiens se tournèrent vers elle, découvrant leurs visages menaçants, pareils à ceux des monstres de pierre qui ornaien


