Cendrier : 1Les courbes du corps de Yéléna invitaient tes pensées à l’errance, au vagabondage ; méandres de la mémoire… Tu as demandé si la datcha de Staline était une chose à voir. Elle n’avait pas d’avis, n’y était jamais allée – ça ne l’intéressait pas –, mais elle ajoutait que sa tante y travaillait et que, par conséquent, il n’y aurait pas de difficulté à la visiter. — Je peux l’appeler tout de suite, si tu veux ! a-t-elle dit. L’idée de concurrencer Bernard sur son propre terrain te séduisait assez. Une simple envie de l’embêter en réponse à son arrogance de journaliste professionnel. Tu voulais lui montrer que tu pouvais être très efficace aussi. Yéléna a appelé sa tante et une heure plus tard, tu montais avec elle dans un taxi. La route longeait la mer en direction de l’aéroport,


