XPoulazec, le 4 août 1945. « Ils n’auront pas ma honte. Ils ne m’ont laissé que cela sur la peau, mais ils ne l’auront pas, Erich… » — Avance plus vite, sale p**e ! « Ô mon amour, penser à nous deux, quand nous étions vivants, m’aidera. Je sais qu’ils t’ont exécuté dans le jardin. J’ai entendu les coups de feu quand ce porc était vautré sur moi. Il ne m’a pas souillée, ne t’inquiète pas… Pas lui plus que les autres. Je me suis échappée de mon corps et notre enfant m’a servi de rempart. Notre petit, ils ne l’auront pas ; je m’y engage solennellement. Je saurai le protéger du chagrin. Je ne laisserai pas ma peine me consumer, pour le préserver. Toi qui disais qu’après cette guerre absurde, nous nous retrouverions dans un pays neuf ! Il existe, ce pays, tu penses ? Je sens ton souffle qui


