— Mais que s’est-il passé ? demanda-t-elle d’une voix fébrile. Je ne me rappelle plus. Patrick est resté quelques mois avec nous. Pourquoi est-il reparti ? — Parce qu’il ne faisait pas l’affaire, voilà tout. Je vous rappelle qu’il était « à l’essai » ! — Mon Dieu, mais quelle horreur ! s’écria Catherine. Mes parents n’étaient pourtant pas des monstres ! — Ils n’étaient sans doute ni pires ni meilleurs que d’autres, soupira Arthur. Je suppose qu’à cette époque, on ne s’embarrassait pas de psychologie. Un enfant n’occupait pas la place prépondérante qu’il a aujourd’hui. — Je n’ose même pas imaginer les dégâts psychiques causés par ce renvoi, sur mon petit Patrick, murmura Catherine, terriblement choquée. Je suis bénévole à la SPA. Je ne supporte pas les gens qui ramènent un chien qu’ils


