Les délices d’une bonne œuvre

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Les délices d’une bonne œuvre À monsieur Henry Roujon Eleemosyna ! N.T. Certes, s’il est malaisé d’accomplir le moindre bien, il est encore (l’ayant essayé) plus difficile de se soustraire soi-même au triste ridicule de s’en magnifier quelque peu, bon gré malgré soi, tout au fond de son esprit. Un heureux destin nous jette, en passant, la chance de donner une petite aumône, oh ! si misérable, comparée à ce que nous gaspillons sans motif ! – de remplir une millième partie de notre plus strict devoir, alors que cela ne nous coûte aucune privation positive ou appréciable ; – cet honneur, immérité, de faire la plus petite aumône, enfin, nous est octroyé, – nous y condescendons presque toujours avec un effort, (si léger qu’il soit) ! Et, même alors que notre vanité s’humilie de l’exiguïté

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