Demandons aux poètes des tableaux plus riants. Le Rhin a ses poètes : Au pied du mont Adule, entre mille roseaux Le Rhin, tranquille et fier du progrès de ses eaux ; Appuyé d’une main sur son urne penchante, S’endort au bruit flatteur de son onde naissante. Boileau n’a pas oublié non plus le fleuve parisien : La Seine, au pied des monts que son flot vient laver, Voit du sein de ses eaux vingt îles s’élever, Qui partageant son cours en diverses manières, D’une rivière seule y forment vingt rivières. Malherbe est, de tous les auteurs, celui qui la poétise le mieux dans quelques strophes de l’ode qu’il composa au sujet de l’attentat commis sur Henri le Grand, passant sur le Pont-Neuf le 19 décembre 1605, et qui commence ainsi : Que direz-vous, races futures, Si quelquefois un vra


