CVID’abord Hélène voulut répondre à son frère ; elle écrivit une lettre ; mais elle dit : Il ne la recevra qu’avec celle que je vais écrire pour Maurice, quand je serai morte. Puis elle se mit à travailler, réchauffant de temps en temps ses mains dans le lit de sa fille. Le lendemain elle ne mangea qu’un peu de pain, et acheta du charbon avec le peu d’argent qu’elle avait reçu. Puis elle alla chercher ce qu’avait ordonné le médecin ; mais elle n’avait pas assez d’argent pour payer, et le pharmacien ne voulut pas lui donner les médicaments à crédit. Le soir, le médecin arriva ; il toucha l’enfant et secoua la tête. – A-t-elle bien pris sa potion ? – Oui, Monsieur, dit Hélène en baissant les yeux. – C’est prodigieux. A-t-elle transpirée ? – Non, Monsieur. – Et elle a pris la potion ?


