XCIIILes désirs sont la richesse du pauvre, et ne ruinent que les riches. Maurice était allé faire une visite aux propriétaires du parc. Il avait été parfaitement reçu et invité à se promener aussi souvent qu’il le jugerait convenable. Depuis ce jour il le jugeait convenable très fréquemment ; il y passait tous les instants dont il pouvait disposer. La solitude où vivaient les deux jeunes filles leur rendait la présence de Maurice agréable ; en outre, quand il ne sortait pas de l’eau, il avait une belle et noble figure. Sa conversation, quelquefois un peu trop profonde pour plaire à toutes les femmes, était néanmoins le plus souvent spirituelle, et attachante par l’exaltation à laquelle il se laissait aller. Les deux jeunes filles sont belles. Pauline, la plus jeune, a les cheveux et


