CIVLa vue de Fischerwald avait réveillé pour Hélène de cuisants souvenirs : renfermée chez elle, elle désirait et elle craignait à la fois d’avoir été reconnue : elle rappela alors sa richesse passée, sa chambre tendue de soie violette et blanche ; ses nombreux domestiques, sa voiture, ses chevaux fringants et cette cour dont elle était environnée comme une reine. Elle rappela aussi le jour où, sur ce riche divan, Maurice, assis près d’elle, lui avait déclaré son amour, et ces douces émotions dans cette nuit presque entièrement passée au jardin ; alors elle jeta un regard sur elle ; ses vêtements étaient misérables ; mais ce qui lui serra le cœur, c’est qu’ils étaient sales, qu’elle-même n’avait pas d’argent pour prendre un bain – à cette idée elle pleura. Elle se leva engourdie par le f


