Chapitre 53 Amyliana Le regard empli de larmes de Mary ne me quitte pas depuis plusieurs minutes alors que, plongée dans mes pensées les plus gores, les plus effrayantes surtout, je ne lui réponds pas. Sous le choc de m’avoir vu prendre l’arme que j’ai posée sur mes genoux, elle ne cesse de bégayer : — Tu déconnes, Amy ? Bordel Amy, tu déconnes ? On doit y aller ! Merde ! On ne peut pas attendre, on doit y aller ! Tu es folle, ma parole, tu es folle ! Je ne sais pas si je deviens folle, si je disjoncte, si je perds le pédales, je n’en sais rien. Après tout rien ne me semble trop ou exagéré quand il s’agit d’Aaron, de ma famille. Ce que je sais par contre, c’est que je ne ressens aucune once de culpabilité même si les enfants sont présents dans la voiture, même si je sais qu’à tout m


