Chapitre 38 Aaron Je n’ai pas pu rester plus longtemps enfermé dans cette cage d’acier, ça m’était impossible. Quand Amyliana a replié la lettre manuscrite de notre fils, je n’ai pas relevé la tête, je n’ai pas souri, je n’ai pas voulu croiser ses yeux qui devaient être emplis de larmes. À la place, j’ai gardé les yeux rivés sur la tablette où j’appuyais mes coudes, et j’ai murmuré d’une voix nécrosée « je suis désolé Princesse, mais je ne peux pas rester, j’ai besoin d’air, j’ai besoin de respirer. Tu reviens demain, hein ? ». Je me sens lâche. Je me sens nul à chier, je me sens pire que pathétique. Menottes aux poignets, regard rivé sur le sol que mes pas martèlent, j’inspire, tente de ne plus chialer, résiste à la tentation de tout retourner sur mon passage. Je hais ce que je suis


