Chapitre 45 Amyliana Le cœur lourd à craquer, les yeux emplis de larmes et la mort dans l’être, c’est d’un pas rapide que je me dirige vers le centre pénitencier. Il fait nuit, le ciel est noir, la pluie a cessé de tomber pour laisser place aux nuages sombres et refroidissants, et j’ai l’impression que ma vie est sur le point de se terminer. J’ai attendu ce moment toute la journée en priant pour qu’il n’arrive jamais, qu’il tarde encore, qu’il se fasse abolir de la surface de la terre. J’ai espéré avec autant de conviction que je le pouvais, j’ai regretté mes mots même si je les pensais, j’ai imaginé un lendemain plus radieux, j’ai rêvé d’une vie qui ne sera pas la mienne. Mais lorsque mon téléphone annonce un message, et que je l’y lis le prénom de Denis, mon monde cesse de tourner. Q


