Chapitre 25 Aaron Comme chaque jour, c’est avec puissance que la sonnerie retentit dans l’enceinte carcérale de l’aile dans laquelle je croupis depuis trois ans. Je grogne, je me couvre du drap que je remonte jusqu’au sommet de la tête, je referme les yeux. Je n’ai pas bien dormi. Déjà, parce que la lumière ici ne s’éteint jamais, dérangeant notre rythme de vie. Parce qu’il fait étouffant de chaleur, parce que l’air se fait rare et que les odeurs qui envahissent l’espace sont agonisantes. Odeurs de merde, de putréfaction, de mort. Puis, parce que je n’ai pas cessé de repenser aux paroles d’Amyliana alors qu’elle jurait de me sortir de là. Je voudrais tant lui promettre qu’elle y arrivera, je voudrais tant lui dire que ce sera facile, qu’elle pourra relever le défi haut la main, je voud


