Chapitre 27 Aaron Ça fait trois jours que nous sommes privés d’eau, et ça nous rend fous, ça nous rend malades surtout. L’odeur de la merde et de la gerbe s’accroche à nos vêtements, s’insinue dans nos narines, imprègne chaque recoin de l’aile sous haute protection. On dégueule dès que nous remontons en cellule tant l’odeur est atroce, on n’ose plus respirer, on étouffe, on agonise à force de respirer l’irrespirable. Allongé sur mon lit, je regarde la photo accrochée à côté de mon oreiller de magazines. J’espère qu’elle s’en sort dehors, qu’elle trouve des solutions plus légales que celles que j’ai en tête, afin de nous sortir d’ici. L’imaginer dans une vie que je ne partage pas avec elle m’est toujours compliqué, même si je suis habitué. Je la rêve souvent, je tente de dessiner menta


