Chapitre 15 Aaron Ça fait plusieurs heures que je suis allongé sur mon lit de fortune, que je rage contre mon oreiller de magazines qui refuse de prendre une forme confortable, que je déteste cet après-midi et ces instants qui tournent encore et encore dans mon crâne. Je ferme les yeux, grimace quand ceux de mon fils me reviennent en tête. Ce gosse me hait. Et comme un aphone je n’ai pu trouver les mots pour panser ses blessures. Que pouvais-je dire pour me défendre ? Que pouvais-je lui rétorquer alors que ses paroles étaient fondées et justes, étaient réalistes ? Je n’ai jamais voulu de gamins. Quand j’étais sorti de ma détention, je n’avais qu’une idée en tête : retrouver Amyliana, et ma vie d’avant. Du reste, bébé ou pas, je n’en avais rien à battre. Je la voulais elle, seulement ell


