Chapitre 18 Amyliana Le soleil transperce les fines tentures de la pièce, m’arrachant une grimace, me faisant cligner plusieurs fois d’affilée les paupières. Je baille, je m’étire, j’ai mal partout. C’est avachie sur le parquet de ma chambre que je me réveille difficilement. Autour de moi, le constat de mon pétage de plomb de la veille est affligeant : les clichés de l’homme que j’aime sont étalés, m’entourent, me donne l’envie de refermer les yeux jusqu’à ne plus pouvoir les ouvrir. Ça fait mal de savoir sans ne pouvoir rien faire, ça fait mal de ne pas pouvoir lui ouvrir cette fichue porte et de ne pas pouvoir le ramener avec moi. Pourtant, ce n’est pas faute de réfléchir, ce n’est pas faute de lutter contre ce mal, ce n’est pas faute d’avoir foi en lui. Dans ma tête, se joue l’impo


