XIVNi, d’ailleurs, les jours qui suivirent. Elle venait chaque après-midi passer une heure près de Manon, en buvant du thé et en mangeant de délicieuses pâtisseries. Elle parlait de l’Inde, de ses coutumes, décrivait les merveilles du palais de Madapoure, de ses jardins. Puis elle s’éloignait, et Manon retombait dans la solitude, dans le désœuvrement. Car elle n’avait rien, pas un livre, pas un ouvrage, pour occuper les longues heures de la journée. En dehors de la quotidienne visite d’Ahélya et des moments où les ayahs se trouvaient près d’elle, pour son service, elle était seule et inactive. Assise dans le salon fleuri et parfumé, elle voyait s’écouler lentement les heures, et, quand le soir venait, elle se sentait plus brisée de fatigue qu’elle ne l’eût été après un dur travail. Ell


