VIIIQuand Hilarine, le lendemain, remit à Mme de Courbarols le petit mot de Manon qu’elle venait, disait-elle, de trouver dans la boîte aux lettres, la comtesse était assise près du lit de son fils, sérieusement malade. Elle lut les quelques lignes d’appel de la jeune fille et pensa : « Pauvre petite, je ne puis me rendre aujourd’hui près d’elle ! Il m’est impossible de quitter Cyrille, dans l’état où il est. Je vais lui écrire, en lui demandant de venir me voir, si le cas est pressant. » Elle le fit aussitôt et sonna un domestique pour qu’il remît la carte à l’adresse indiquée sur la suscription. Comme cet homme sortait de l’appartement de la comtesse, il croisa Hilarine, qui portait sur son bras des pièces de linge pliées. La femme de charge demanda : – Vous allez mettre une lettre


