IXEn recevant la réponse de Mme de Courbarols, Manon éprouva une pénible déception. Ainsi, cette aide lui manquait au moment où elle en avait besoin. Car elle ne voulait pas se rendre à l’hôtel de Courbarols. Une répugnance étrange la retenait, à l’idée de rencontrer le comte, ou cette Hilarine au regard impénétrable, qui lui inspirait une instinctive défiance. Eh bien ! elle attendrait que Cyrille allât mieux. La comtesse, certainement, viendrait alors aussitôt qu’elle le pourrait. Combien il lui eût été bon, cependant, de dégonfler dès maintenant son cœur, si chargé de trouble et de soucis ! Quoi qu’elle fît, elle ne pouvait empêcher sa pensés de revenir sans cesse vers Maun-Sing. Était-ce donc de l’amour, ce sentiment qui la pénétrait d’une sorte d’angoisse et faisait battre plus vit


