La cuisine était silencieuse, le bourdonnement du restaurant réduit à un murmure lointain. Les derniers convives de la soirée étaient partis et le personnel commençait à se détendre. Mais pour Marco et Elena, la soirée semblait loin d'être terminée. La tension qui couvait entre eux toute la soirée avait atteint son paroxysme, et aucun d'eux n'était prêt à partir. Marco s'appuya contre le comptoir en inox, ses avant-bras puissants saupoudrés de farine, le regard fixé sur Elena qui essuyait le plan de travail. Chacun de ses mouvements semblait délibéré, comme si elle cherchait à se distraire du crépitement électrique dans l'air. Mais Marco n'allait pas la laisser s'en tirer aussi facilement. « Elena », dit-il d'une voix basse et riche, comme un vin parfaitement vieilli. Elle marqua une pa


