– Pourquoi n’êtes-vous pas venus à la messe dimanche, mes enfants ? Vous avez tort, l’Église seule peut vous sauver… Voyons, promettez-moi de venir dimanche prochain. Maheu, après l’avoir regardé, s’était remis en marche, pesamment, sans une parole. Ce fut la Maheude qui répondit. – A la messe, monsieur le curé, pour quoi faire ? Est-ce que le bon Dieu ne se moque pas de nous ?… Tenez ! qu’est-ce que lui a fait ma petite, qui est là, à trembler la fièvre ? Nous n’avions pas assez de misère, n’est-ce pas ? il fallait qu’il me la rendît malade, lorsque je ne puis seulement lui donner une tasse de tisane chaude. Alors, debout, le prêtre parla longuement. Il exploitait la grève, cette misère affreuse, cette rancune exaspérée de la faim, avec l’ardeur d’un missionnaire qui prêche des sauvage


