Chapitre 4-2

2000 Mots

Négrel vivait au fond, avec ses ouvriers. On lui descendait ses repas, il dormait parfois deux heures, sur une botte de paille, roulé dans un manteau. Ce qui soutenait les courages, c’était la supplication des misérables, là-bas, le rappel de plus en plus distinct qu’ils battaient pour qu’on se hâtât d’arriver. A présent, il sonnait très clair, avec une sonorité musicale, comme frappé sur les lames d’un harmonica. On se guidait grâce à lui, on marchait à ce bruit cristallin, ainsi qu’on marche au canon dans les batailles. Chaque fois qu’un haveur était relayé, Négrel descendait, tapait, puis collait son oreille ; et, chaque fois, jusqu’à présent, la réponse était venue, rapide et pressante. Aucun doute ne lui restait, on avançait dans la bonne direction ; mais quelle lenteur fatale ! Jamai

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER