XXXIII Il descendit lentement l’escalier, accrocha sa clef, essayant en vain de calmer les émotions contradictoires qui se bousculaient en lui. Quand il poussa la porte du bar, il y avait beaucoup de monde dans la salle. C’était l’heure de l’apéritif et les habitués du comptoir, perchés sur leurs tabourets, tenant quand même leur verre d’une main ferme, étaient tous à demi retournés pour assister aux embrassades. Bien qu’apparemment très réservés, ou intimidés peut-être, les parents de Nancy étaient en train de remercier Léo et Anne-Marie pour tout ce qu’ils avaient fait. Ceux-ci, encore plus intimidés sans doute, répétaient que non… pas du tout, voyons… c’était bien naturel et ils n’avaient rien fait que de très normal. Ce à quoi le père de Nancy, un quadragénaire costaud aux cheveux roux


