Il était une fois la mort, Luc DELLISSE

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Il était une fois la mort Luc Dellisse À JFP C’est donc vrai. La mort existe. On en doutait, elle est là. Elle s’avance, en caméra subjective. Par la pluie et par le vent, elle se glisse le long de la falaise, jusqu’à la dernière grande maison grise. Hauteville House. Elle connaît le secret des serrures. Elle entre sans frapper. N’est-ce pas ici son antre ? Tout est fait pour l’accueillir. Ces murs sombres, ces escaliers de nuit. Ces meubles d’ébène, ces cheminées couleur de suie. Et ces dragons, ces guivres, ces gargouilles, sculptés dans le bois le plus noir. Pas de veilleuse, pas de foyer rougeoyant. Carreaux fanés des portes vitrées. Lourdes tentures de pourpre dans les corridors éteints. Un certain froid, une certaine odeur de fleurs en marcescence, rappellent l’atmosphère du tomb

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