III– Pierre Pétrovitch ! cria-t-elle, protégez-moi ! Faites comprendre à cette sotte créature qu’elle n’a pas le droit de parler ainsi à une dame noble et malheureuse, que cela n’est pas permis… Je me plaindrai au gouverneur général lui-même… Elle aura à répondre… En souvenir de l’hospitalité que vous avez reçue chez mon père, venez en aide à des orphelins. – Permettez, madame… Permettez, permettez, madame, dit Pierre Pétrovitch en faisant un geste pour écarter la solliciteuse, – je n’ai jamais eu l’honneur, comme vous le savez vous-même, de connaître votre papa… permettez, madame (quelqu’un se mit à rire bruyamment) ! et je n’ai pas l’intention de prendre parti dans vos continuels démêlés avec Amalia Ivanovna… Je viens ici pour une affaire qui m’est personnelle… je désire avoir une expli


