Antoine Tshitungu Kongolo Les adorables chérubins me bombardent de questions. Nulle arrogance dans leur chef. Il y a donc urgence à répondre à leurs interrogations, si révélatrices de l’imagerie d’Épinal qu’ils ont dû engranger quasi inconsciemment, et cela à leur corps défendant, Ils veulent savoir. Leur désir si brûlant de connaître l’autre est si touchant. Peu importe les stéréotypes qu’ils profèrent. En toute innocence du reste. « — Monsieur le Conteur ! C’est quoi le nom de ton village : Monsieur, pourquoi as-tu quitté ton pays, l’Afrique, pour venir chez nous ? Comment dit-on « bonjour » en africain ? etc. » D’emblée un contrat tacite s’est établi entre eux et moi. Je leur servirai volontiers de mentor pour une véritable découverte do continent noir, sinon de mon pays en particul


