Onde mauvaise à boire Jean-Louis Lippert L’Europe à la sortie d’une ère dite moderne retrouve le chaos de mondes primitifs. Assis sur mon trépied, veilleur professionnel je contemple l’achèvement de la chute du ciel dans le silencieux fracas du soir qui tombe sur Bruxelles. Quelle hilarante rencontre me prépare cette nouvelle nuit ? Je veille aux aiguillages de la ville. Je veille à ce que la capitale bariolée de couleurs vives comme un pagne de négresse, et l’Empire entier ne déraillent depuis ma crypte de verre dressée devant le dépôt de l’avenue de Tervueren. Où vont-ils tous ces phares qui naissent au loin pour mourir au loin, figeant d’absurdes scènes convulsées sur l’écran des grands arbres du parc ? C’est là que m’est apparue cette silhouette féminine surgie des étangs de la Wolu


