Mai 1952

1147 Mots

Mai 1952L’année dernière, j’ai recopié tous mes carnets en gardant intact l’esprit des textes écrits sur le vif. J’ai rafraîchi, corrigé et ajouté quelques précisions, rien de plus ! Milo est mort au printemps. Je l’ai trouvé dans le corridor, comme s’il dormait. J’ai pleuré. Pleurer pour un chien… mais quel chien ! Il avait remplacé mon ombre. À la bibliothèque, il restait à mes pieds, pendant que je recevais les lecteurs ; il héritait de caresses de la plupart d’entre eux. À nouveau seul ! Je l’aimais mon chien fidèle, avec lui j’étais bien ! Il est au fond du petit jardin, à l’ombre du pin, finalement tout près. Je n’ai plus trop le cœur à écrire dans ces carnets ; enfin, pour être franc, je n’en éprouve plus le besoin pour le moment. Je parle avec des humains, et eux parlent avec

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