Mai 1952L’année dernière, j’ai recopié tous mes carnets en gardant intact l’esprit des textes écrits sur le vif. J’ai rafraîchi, corrigé et ajouté quelques précisions, rien de plus ! Milo est mort au printemps. Je l’ai trouvé dans le corridor, comme s’il dormait. J’ai pleuré. Pleurer pour un chien… mais quel chien ! Il avait remplacé mon ombre. À la bibliothèque, il restait à mes pieds, pendant que je recevais les lecteurs ; il héritait de caresses de la plupart d’entre eux. À nouveau seul ! Je l’aimais mon chien fidèle, avec lui j’étais bien ! Il est au fond du petit jardin, à l’ombre du pin, finalement tout près. Je n’ai plus trop le cœur à écrire dans ces carnets ; enfin, pour être franc, je n’en éprouve plus le besoin pour le moment. Je parle avec des humains, et eux parlent avec


