VC’était tout un concours de circonstances imprévues qui avait amené, en coup de vent de folie soufflant l’esprit de meurtre à travers Camaret, la scène qui venait d’avoir lieu. D’abord, depuis la mise en quarantaine du port, encore aggravée par la défense de communiquer avec Brest, et par l’espèce de cordon sanitaire que les paysans commençaient à établir autour du petit pays, refusant de laisser passer ceux qui en arrivaient, refusant d’apporter comme d’habitude les œufs, les légumes, les fruits et toutes les provisions dont s’alimentaient les Camaretois, une certaine exaspération sourde grondait, de plus en plus menaçante, au milieu de l’infortunée population, ainsi traitée en pestiférée. Les bruits les plus bizarres se répandaient de maison en maison, les racontars les plus extraordi


