Mardi matin, Toni s'était levée avec l'énergie d'un orage d'été, portée par une détermination tranquille. Elle avait enfilé l'un de ses hauts neufs - choisi avec soin pour épouser ses nouvelles formes sans rien trahir de trop évident - puis s'était dirigée vers la cuisine. Les gars ne tarderaient pas à rentrer, et elle voulait que tout soit prêt. Elle voulait que Simon la voie. Elle voulait s'imprimer dans son esprit comme une image persistante, quelque chose qu'il ne pourrait pas balayer d'un simple froncement de sourcils. En fredonnant doucement, elle virevoltait entre les plans de travail, jetant des coups d'œil fréquents au minuteur du four. Quelque chose dans l'air vibrait, une confiance toute neuve, née d'un mélange de sérénité hormonale et de conscience aiguë de son propre corps. L


