Marchant l’une à côté de l’autre, Charles Klein et sa sœur Martha traversaient nonchalamment les pelouses superbement entretenues, à l’extrémité desquelles se dressaient les bâtiments séculaires où une bonne douzaine de palefreniers travaillaient sous la direction du maître des écuries royales. En ce moment, on y entraînait six équipes de poneys de polo, ainsi qu’une douzaine de chevaux de course. Le roi était un cavalier chevronné, mais Charles lui-même ne partageait cette passion pour l’équitation que depuis tout récemment. — Personne n’est dupe, tu sais ! lança Martha. Charles la regarda de biais, refoulant une pointe d’irritation. Prince héritier destiné à monter sur le trône en temps voulu, il n’avait de comptes à rendre qu’à un nombre très restreint de personnes, dont son père, m


