VIII-2

1475 Mots

Un peu de sang monta au visage d’Aubert, dont les yeux eurent une flamme rapide. – Dona Encarnacion, oui... Mais quant à don Rainaldo... La voix brève, un peu sourde, n’acheva pas la phrase. Melchior fronça les sourcils. – Qu’est-ce à dire ? Tu lui dois cette politesse... – Il me la doit aussi bien. Nous avons le même âge. – Mais non la même situation. Aubert redressa la tête d’un orgueilleux mouvement : – Je ne lui reconnais pas de supériorité parce qu’il est riche et comte de Villaferda ! – Tu ne lui reconnais pas ?... Ah ! ah ! ce garçon est incroyable, ma parole ! Il se compare sans vergogne à don Rainaldo, un homme déjà presque dans la plénitude de sa force physique, un cerveau de valeur, un grand seigneur accompli. Mais de quoi aurais-tu l’air près de lui, je te le demande ?

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