– Non, non, je ne divague pas !… du reste, nous allons bien savoir… » Il se releva, passa une robe de chambre, chaussa ses pantoufles, prit des mains d’un domestique une lumière, et ouvrant la porte-fenêtre, retourna sur le balcon. Le comte avait constaté que la fenêtre avait été traversée d’une balle à hauteur d’homme. Raoul était penché sur le balcon avec sa bougie… « Oh ! oh ! fit-il… du sang… du sang !… Ici… là… encore du sang ! Tant mieux !… Un fantôme qui saigne… c’est moins dangereux ! ricana-t-il. – Raoul ! Raoul ! Raoul ! » Le comte le secouait comme s’il eût voulu faire sortir un somnambule de son dangereux sommeil. « Mais, mon frère, je ne dors pas ! protesta Raoul impatienté. Vous pouvez voir ce sang comme tout le monde. J’avais cru rêver et tirer sur deux étoiles. C’étai


