XVIIÀ peu près en même temps que ceci se passait à Sainte-Hélène, dans l’Inde, par une nuit sans lune, à quelque distance d’Arungabad, des ombres silencieuses se glissaient à travers les djengles, le long du Godaveri, vers une vieille pagode à demi ruinée. C’était un temple de Shiva abandonné depuis la conquête anglaise ; la nature, enhardie par la solitude, commençait à reprendre ses droits sur l’œuvre de la main humaine ; la poussière, entassée dans le creux des sculptures et mouillée par la pluie, avait préparé du terreau pour toutes les graines charriées par le vent ; les plantes pariétaires s’étaient accrochées aux parois grenues avec leurs cheveux, leurs vrilles et leurs ongles ; des racines d’arbrisseaux, introduisant leurs pinces dans l’interstice des pierres, avaient lentement di


