1917-2

2017 Mots

Elle tenait son couteau et sa fourchette comme on tient une arme. Je regrette ce départ, songeait Eleanor. Une image se dressa devant ses yeux, celle d’un gentil joueur de cricket, fumant un cigare sur une terrasse. Je regrette… Et une autre vision se dessina. Elle-même était assise sur cette terrasse, mais le soleil se couchait, une femme de chambre sortait de la maison et disait : « Les soldats gardent la voie, baïonnette au canon. » Voilà comment elle avait appris qu’on était en guerre, trois ans auparavant. Et elle s’était dit, en posant sa tasse à café sur une petite table : Pas si je peux l’empêcher ! Submergée par un absurde mais v*****t désir de protéger les collines, elle les avait contemplées de l’autre côté de la prairie… À présent elle regardait l’étranger, en face d’elle. Il

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