Chapitre 2 : Le Jeu de la Tentation

952 Mots
Le Jeu de la Tentation Carmen Le silence après les coups de feu était presque plus lourd que le bruit des balles elles-mêmes. Dante, implacable comme toujours, se tourna rapidement vers la porte d’entrée. Ses poings se serrèrent, et je vis son visage se durcir en un masque de froideur. Il n’était pas du genre à paniquer, mais je pouvais sentir l'adrénaline courir dans ses veines. Il s’était emporté, et cela m’intriguait. Mais je savais qu’il ne se laisserait pas déstabiliser longtemps. Je restai là, immobile, attendant. Mon cœur battait plus vite que d'habitude. Cette situation, ce chaos, ça ne faisait qu’ajouter à l’intensité de l’attraction entre nous. Un frisson m’envahit, mais je refusai de le montrer. Ce n’était pas le moment de flancher. Dante se tourna vers moi, ses yeux sombres me scrutant, à la fois perçants et imprévisibles. Le monde autour de nous semblait avoir disparu, réduit à ce seul instant. Ses muscles tendus, son regard impitoyable, tout en lui m'attirait malgré moi. Mais je n'avais pas l'intention de céder à cette attraction, pas encore. "Tu sembles apprécier le chaos," dit-il, sa voix rauque, basse, pleine de défi. "Mais il faut comprendre une chose, Carmen. Dans ce monde, il y a des règles. Et tu viens d'entrer dans un jeu qui n'a pas de règles." Je le regardais, mes lèvres se retroussant en un sourire qui en disait long sur ma détermination. Il pensait que j’étais ici par hasard, qu’il pouvait me dominer aussi facilement. Mais il se trompait. Je me levai lentement, mes yeux ne quittant pas les siens. Il me mesurait, comme s’il voulait savoir si j’étais une menace ou une simple distraction. Mais il n’avait aucune idée de ce que je cachais. Je n’étais ni l’une ni l’autre. J’étais plus compliquée que ça. "Je ne fais jamais les choses par hasard," répondis-je, ma voix douce mais ferme. "Et je n’ai pas peur de jouer avec le feu, Dante." Il se rapprocha légèrement, ses pas lourds mais assurés, son regard toujours fixé sur moi. La distance entre nous devenait presque insupportable. J’avais l’impression que la moindre étincelle pourrait nous faire exploser. Il était près, très près, mais il n’osait pas encore franchir cette limite. Je pouvais sentir la tension qui montait entre nous, palpable et électrique. Ses yeux sombres étaient rivés sur moi, et je me surpris à me demander si, sous cette façade de dureté, il ressentait la même chose. Cette attraction, cette pulsion qui semblait nous forcer l’un vers l’autre. Tout en lui m’attirait, mais je savais qu'il n'était pas homme à céder facilement. Et moi non plus, je ne comptais pas me laisser prendre au piège aussi vite. Il s’arrêta enfin, à quelques centimètres de moi. Je pouvais sentir la chaleur de son corps, la puissance qu'il dégageait, une aura presque palpable. "Tu crois vraiment pouvoir me manipuler ?" demanda-t-il, sa voix vibrante d'une menace sous-jacente. "Tu crois que tu me connais ?" Je relevai légèrement la tête, défiant son regard. Mon cœur battait plus fort, mais j’étais déterminée à ne pas flancher. "Je ne cherche pas à te manipuler, Dante. Je cherche juste à savoir jusqu’où tu es prêt à aller pour me retenir." Un sourire sombre se dessina sur ses lèvres. Il approcha sa main, effleurant doucement mon visage, un geste presque intime, mais dont l'intensité était tout autre. Ses doigts glissèrent sur ma peau, effleurant le contour de mes lèvres. Le contact fut léger, mais il me brûla comme du feu. "Tu n’es pas comme les autres," dit-il, son ton plus bas, presque un murmure. "Tu n’as pas peur. C’est ça qui me trouble chez toi." Je le fixai intensément, mon cœur s’accélérant. C’était une vérité que je savais. Et c’était ce qui me fascinait en retour. Il ne cherchait pas la soumission, il cherchait l’intensité. Il voulait me pousser, tester mes limites, tout comme moi je cherchais à déjouer les siennes. "Je ne suis pas comme les autres, Dante. Et tu ne l’es pas non plus," répondis-je, ma voix aussi froide que la sienne. "C'est peut-être pour ça que je suis encore là." Il hésita un instant, comme s'il cherchait à comprendre où je voulais en venir. Puis, il se pencha plus près, son souffle chaud contre ma peau. "Tu sais, Carmen... Je peux être une tentation. Mais aussi une damnation." Je sentis son regard brûler ma peau, et cette phrase résonna en moi comme une promesse, ou peut-être une menace. Mais la vérité, c'était que je n'avais aucune envie de fuir. Au contraire. J'étais prête à m'engouffrer dans ce monde sombre, à accepter la tentation et à y plonger tout entière. "Alors montre-moi," murmurai-je, ma voix rauque. "Montre-moi ce que tu peux vraiment faire." Dante se redressa, son regard se durcissant. Il savait que j’étais prête à pousser ce jeu plus loin, mais il ne savait pas encore jusqu’où je pouvais aller. Il me dévisagea un instant, cherchant à lire chaque nuance de mon expression. "Tu veux jouer, Carmen ?" Il sourit légèrement, un sourire froid, cruel. "D’accord. Mais sache une chose : dans ce jeu, tu risques de perdre plus que tu ne le crois." Mais moi, je n’avais jamais eu peur de perdre. Et quelque part, cette promesse, cette tension, tout cela m’enivrait. Tout ce que je savais, c’était qu'aucun de nous ne pouvait s’arrêter. Et ce soir, nous allions franchir cette frontière. Le silence qui s'était installé après ses mots me pesait. Dante se tenait là, à quelques pas de moi, les yeux toujours fixés sur moi, comme un prédateur attendant le moment parfait pour bondir. Mais j'étais prête. Plus que jamais. Si ce jeu allait devenir dangereux, alors je voulais jouer à ce jeu-là, avec lui.
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