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19Ça y est, c’était fait. Le Vénitien avait assassiné un flic. Le corps nu de Saudan était couché devant eux. Des pieds au cou, il paraissait intact. La folie du tueur ne s’était déchaînée que sur son visage. Le cadavre avait les yeux ouverts, un regard rouge, vitreux, fixé sur le néant. Le plus impressionnant était la bouche, qui n’était plus qu’une large plaie carbonisée d’où débordaient de toutes parts des coulées de verre figé. L’orifice buccal était complètement obstrué par la silice solidifiée. En digne artiste de la mort, Le Vénitien avait complété le tableau en modelant post mortem des piques et des pointes qui évoquaient un hérisson ou un oursin. L’œuvre funeste brillait de mille feux sous la lumière des lampes de poche. — Quel est le fils de p**e qui… répétait le caporal de la

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