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2 Le lendemain, aux environs de dix-sept heures, je vis Eberd arriver. Depuis la fenêtre de la cuisine, je le guettai et vis sa longue silhouette longer les buis à grandes enjambées. Sous son loden bleu marine, il semblait transporter des livres et des dossiers. Le col relevé tant il faisait froid, il marchait très vite dans la brume du parc sous un ciel bas et lourd. Ce jour-là, le soleil n’avait même pas daigné éclairer la ville. Il était resté au-dessus de la brume. Ses pâles lueurs parvenaient juste à transpercer la grisaille et entretinrent toute la journée une atmosphère maussade et glaciale. Les grands cèdres, tels des fantômes, balançaient leurs bras sous les assauts de la bise levée en fin d’après-midi. Le jour déclina vite, c’était novembre. Dès le crépuscule, les réverbères du

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