XI Une repentieDebout devant elle, tremblant, la poitrine oppressée, le comte de Montgarin attendait un mot ou un regard. Une bonne parole ou un regard affectueux lui aurait tant fait de bien ! « Je vous aimais, maintenant je vous hais ! » Ces mots terribles résonnaient à ses oreilles comme un glas funèbre. Ah ! il ne s’était fait aucune illusion. Il connaissait Maximilienne, il savait d’avance qu’elle le jugerait sévèrement et le condamnerait. Comme il souffrait, le malheureux ! Déjà son cœur s’est fermé pour moi, pensait-il ; pour elle je ne suis plus rien ; elle ne voit plus en moi qu’un être dégradé, avili, sans honneur ! Je sens qu’elle me méprise et qu’elle a honte de m’avoir aimé ! Il y avait près d’une heure qu’il était près de Maximilienne : il ne pouvait rester plus longtemp


