V Le réveil d’une conscienceLe comte de Montgarin et José Basco avaient causé pendant plus d’une heure. Avertis que le dîner était prêt, ils passèrent dans la salle à manger. Tout en faisant son service, le vieux François interrogeait la physionomie de son maître. Ne voyant plus aucune trace d’agitation, il se sentit rassuré. Évidemment les paroles de M. de Rogas avaient calmé Ludovic. Quel bon parent ! il avait vraiment pour son jeune maître l’affection et la tendresse d’un père. Grâce à son heureuse influence, Ludovic s’était corrigé, et maintenant, s’il avait un ennui, un chagrin quelconque, c’est encore cet excellent comte de Rogas qui le consolait. Telles étaient les pensées du vieux domestique. Pourtant il aurait bien voulu savoir ce qui avait mis son maître dans l’état de surexci


