XXIII Comment finit la nuitEugène n’avait pas cherché à éviter son féroce adversaire. Pâle, frémissant, il était resté immobile, prêt à recevoir la mort. Rapide comme l’éclair, l’un des hommes masqués s’était élancé sur son complice et l’avait empêché de frapper en arrêtant son bras. Celui-ci recula, en faisant entendre un grognement qui n’avait rien d’humain. – Il ne fallait pas l’empêcher de me tuer, dit tristement Eugène, en s’adressant à son libérateur masqué ; allez, je ne tiens guère à ma vie… pour ce qu’elle vaut maintenant !… L’homme s’approcha de son camarade masqué et lui dit quelques mots à l’oreille. Alors ce dernier fit signe à Eugène de le suivre. Tous deux sortirent de la chambre, l’homme masqué ayant dans la main une bougie. Ils suivirent un couloir étroit au fond duqu


