VI Une journée perdueAu bout d’un instant, le comte de Coulange put parler – Ah ! monsieur Morlot, dit-il, je suis heureux, bien heureux de savoir que vous avez vu ma mère ; c’est un autre lien qui nous unit. Comment était-elle ? Elle était jeune et belle, n’est-ce pas ? Est-ce que je lui ressemble un peu ? – Un peu, oui, monsieur le comte. Quand nous sommes entrés dans sa chambre, elle était étendue sans connaissance sur son lit, où des personnes qui avaient pénétré avant nous dans la maison l’avaient couchée, car elle était tombée presque nue, sans vie, sur le parquet. Le petit berceau était là, près de son lit, on voyait encore la place de votre petite tête sur l’oreiller blanc. La sage-femme était là, un médecin accourut. Ils s’empressèrent de donner des soins à la pauvre mère et l


