—Bon voyage, monsieur. Fabrice s’éloignait d’un pas dont il cherchait à dissimuler la rapidité, lorsqu’il se sentit arrêter par le bras gauche: instinctivement il mit la main sur le manche de son poignard, et s’il ne se fût vu entouré de maisons, il fût peut-être tombé dans une étourderie. L’homme qui lui touchait le bras gauche, lui voyant l’air tout effaré, lui dit en forme d’excuse: —Mais j’ai appelé monsieur trois fois, sans qu’il répondît; monsieur a-t-il quelque chose à déclarer à la douane? —Je n’ai sur moi que mon mouchoir; je vais ici tout près chasser chez un de mes parents. Il eût été bien embarrassé si on l’eût prié de nommer ce parent. Par la grande chaleur qu’il faisait et avec ces émotions Fabrice était mouillé comme s’il fût tombé dans le Pô. «Je ne manque pas de courag


