Tout à coup son attention fut violemment rappelée à la réalité par un tapage épouvantable: sa chambre de bois, assez semblable à une cage et surtout fort sonore, était violemment ébranlée: des aboiements de chien et de petits cris aigus complétaient le bruit le plus singulier. «Quoi donc! si tôt pourrais-je m’échapper!» pensa Fabrice. Un instant après, il riait comme jamais peut-être on n’a ri dans une prison. Par ordre du général, on avait fait monter en même temps que les geôliers un chien anglais, fort méchant, préposé à la garde des prisonniers d’importance, et qui devait passer la nuit dans l’espace si ingénieusement ménagé tout autour de la cage de Fabrice. Le chien et le geôlier devaient coucher dans l’intervalle de trois pieds ménagé entre les dalles de pierre du sol primitif de la


