Chapitre Vingt Lucy J’ai été bête. Bête d’espérer que Ravil vienne à l’échographie d’hier alors qu’il n’avait même pas répondu à mon texto. Et ma bêtise continue de me poursuivre. Mais je m’en fiche. La douleur que j’ai ressentie quand il ne s’est pas présenté, le vide en moi, a tout éclairci. Je n’ai pas envie de faire ça toute seule. Ravil est le père de mon bébé, et il remplira son rôle à merveille. Il me l’a maintes fois prouvé, même si j’étais trop butée pour le remarquer. J’ai pourtant vu la loyauté que lui témoignaient ses hommes. La façon dont il a géré l’incident de la piscine avec l’adolescent de son immeuble. Le garçon de l’ascenseur. Les prêts qu’il accorde aux locataires de son immeuble pour soutenir leurs petites entreprises. Et le plus évident : la façon dont il m’a


