ÉPILOGUESamuel Pinkerton laissa errer son regard sur le paysage urbain qui défilait lentement. Le train de Paris quittait Quimperlé en crachotant une fumée noirâtre se mêlant à la grisaille de ce mois d’octobre. Quelques cheminots s’arrêtèrent de travailler au passage du convoi sur le petit pont enjambant la route de Moëlan. Quelqu’un agita un mouchoir. Le détective tenta de s’installer plus confortablement sur la banquette un peu dure. Il tourna les yeux vers son compagnon de voyage et lui demanda : — Etes-vous satisfait de quitter Pont-Aven, monsieur Gauguin ? — Bah, il le faut bien ! Théo Van Gogh m’a versé une bonne rémunération sur les œuvres que je lui ai fait parvenir. Cette somme m’a permis de me libérer de mes dettes envers Marie-Jeanne Gloanec. Vincent m’attend en Arles depuis


