— La voilà ! dit Léda. C’était Flâneuse qui arrivait de Strasbourg en taxi. On vit sortir une tête avec un flot de cheveux blonds moussus, un visage uniformément passé à un fond de teint sombre, et d’énormes lunettes noires. La silhouette se redressa tout à fait. « C’est Flâneuse ? s’étonna Aurore, je croyais qu’elles étaient fâchées… Devant la mort… » Personne ne releva. Elle reprit : « Oui, la femme, c’est Pampille. Je la soupçonne d’être malade depuis longtemps. » Pampille vint nous embrasser. Elle n’avait pas l’air si changée et semblait moins mourante de près que de loin. Simplement, elle était devenue un autre personnage. Maigre, elle avait l’air plus jeune, car la peau du visage n’avait rien perdu de sa tonicité. Ses bons gros cheveux raides et lourds que j’avais toujours enviés tom


