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Je voulais la rassurer sur le sort de l’une ou de l’autre : il ne fallait pas qu’elle se rende malade parce que certaines étaient imprudentes… J’avais tort. Les misères des autres colmataient des brèches dans son moral. Elle me disait : « Comment veux-tu que je n’aie pas la fièvre avec tout ce souci que je me fais pour elles ? Avoue que je n’avais pas besoin de ça ! » Le terrible virus était passé sous silence. La fièvre, les malaises, tout s’expliquait par le silicone infiltré dans les hanches et qui menaçait ruine, et par les ennuis des sœurs, qui suscitaient l’inquiétude. On cultivait cette fiction parce que les accès étaient de courte durée. On appelait le docteur en catastrophe. Il venait, constatait la fièvre, faisait une piqûre, la fièvre consentait encore à tomber. Mais il pressai

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