– Eh ! réponds, accuse-moi, dis que c’est moi qui suis allée te tenter. Ce sera le comble... Va, je te permets de t’excuser. Tu peux me battre, je préférerais tes coups à ta raideur de cadavre. N’as-tu plus de sang ? N’entends-tu pas que je t’appelle lâche ? Oui, tu es lâche, tu ne devais pas m’aimer, puisque tu ne peux être un homme... Est-ce ta robe noire qui te gêne ? Arrache-la. Quand tu seras nu, tu te souviendras peut-être. Le prêtre, lentement, répéta les mêmes paroles : – J’ai péché, je n’ai pas d’excuse. Je fais pénitence de ma faute, sans espérer de pardon. Si j’arrachais mon vêtement, j’arracherais ma chair, car je me suis donné à Dieu tout entier, avec mon âme, avec mes os. Je suis prêtre. – Et moi ! et moi ! cria une dernière fois Albine. Il ne baissa pas la tête. – Que v


